présidentielles:CUD sera vigilant sur les engagements des candidats

Alors que les négociations entre l'ONU et le gouvernement soudanais traînent en longueur, que les massacres et les déplacements de population continuent, le Collectif Urgence Darfour constate avec satisfaction que les trois principaux candidats à l'élection présidentielle ont pris une position ferme sur ce qui est le premier génocide du XXI° siècle.

Nicolas Sarkozy demande un durcissement des sanctions en particulier « contre tous les responsables de la prolongation du conflit » et dénonce la mauvaise volonté du régime soudanais.

Ségolène Royal a appelé le Président de la République « à élever plus fortement la voix de la France » qui doit « être au premier rang ». « Il est temps qu'une voix s'élève pour briser le silence, ce silence d'indifférence et de honte et cette voix, je veux que ce soit la nôtre. »

François Bayrou, qui s'est rendu il y a deux ans au Darfour, a fustigé la position de la Chine au Conseil de Sécurité et évoqué la possibilité que la France boycotte les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Il a affirmé qu'il n'y avait « rien de plus facile que de faire cesser le génocide au Darfour. »

Le rôle du Collectif Urgence Darfour n'est pas de donner des consignes de vote. Mais il saura être vigilant et rappeler aux candidats leurs promesses. Il se souviendra que tous trois ont affirmé : « On ne pourra pas dire 'On ne savait pas !'»

# Posté le samedi 05 mai 2007 04:28

une victoire de SLD

Cher ami,

L'a
ssociation Sauver Le Darfour SLD poursuit son travail d'action et d'interpellation sur la situation au Darfour.
La
seule chance des civils Darfouris de voir un jour la crise réglée réside dans une forte mobilisation citoyenne permettant de mettre les gouvernants face à leurs responsabilités.
A ce
titre, Sauver Le Darfour vient de remporter une première victoire.
Notre proposition de Conférence internationale sur le thème du Darfour vient d'être mise en œuvre par le nouveau Ministre des Affaires étrangères Monsieur Bernard Kouchner. Elle s'est tenu à Paris le 25 juin dernier et réuni les ministres des affaires étrangères de différents pays. Cependant, le principal intéressé, à savoir le Soudan, fut absent et nous ne pouvons que déplorer ce refus de participer à la conférence internationale, nouvelle preuve de son manque de volonté quant au règlement de la crise.

Sauver
Le Darfour n'abandonne pas son combat pour les civils Darfouris et poursuit sa mission d'information et de mobilisation citoyenne. Ainsi, tout en continuant nos actions pédagogiques en France et en Europe (campagne de communication, conférences, expositions, rédaction d'analyses...) ; grâce à votre soutien, nous avons la capacité d'organiser des projets de plus grosse envergure. N'oubliez pas d'adhérer en envoyant un chèque de 20 euros à Sauver Le Darfour 10 rue st Claude 75003 Paris

Nous vous invitons à organiser des initiatives dans vos villes et pays vous remercions chaleureusement de vos soutiens.
Vou
s trouverez ci-dessous notre analyse de la conférence internationale publiée ce jour dans le quotidien Liberation.

Bie
n amicalement,
Le Président de Sauver Le Darfour, SLD
M
ahor Chiche

SLD
0
6 16 01 73 40
c
ontact@sauverledarfour.org

L
iberation 26 juin 2007 :

«Cet
te conférence est le début d'une diplomatie musclée»
M
ême imparfaite, la rencontre satisfait l'ONG Sauver le Darfour.

Pa
r Raja Khélifi

L
a conférence internationale sur le Darfour à Paris représente «une avancée diplomatique», selon l'association Sauver le Darfour (SLD, www.sauverledarfour.org).

«C'est la première fois que l'on réunit autour d'une même table les grandes puissances qui se mobilisent pour le Darfour. Cette conférence est le début d'une diplomatie musclée», explique Mahor Chiche, le président de cette association. A la fin de la rencontre hier, les membres de la communauté internationale ont réaffirmé leur soutien à la force hybride de l'ONU et de l'Union africaine. Pour SLD, «c'est un but», même si l'association fait part de sa déception que «l'absence du gouvernement d'el-Béchir n'a pas encouragé les participants à la réunion à faire pression sur la Chine», alliée primordiale de Khartoum.

Mah
or Chiche précise ses attentes : «Trois types de décisions auraient pu ressortir à l'issue de la conférence : tout d'abord faire en sorte que les membres du Conseil de curité garantissent à la Chine son approvisionnement en pétrole soudanais après l'éviction de la junte de Khartoum [Pékin achète les deux tiers du brut local, ndlr]; trouver un accord sur de nouvelles sanctions contre le Soudan, tout en renforçant les moyens d'enquête de la Cour pénale internationale ; et prévoir le retour des déplacés dans leur village en assurant leur protection. Mais à l'heure actuelle, la priorité est de mettre en place un agenda de sortie de crise et de continuer l'impulsion diplomatique donnée par cette conférence, car en quatre ans de dialogue, les négociations étaient restées stériles.»

Evoquant les décisions à prendre vis-à-vis du Soudan, le président de Sauver le Darfour insiste : «Le Darfour n'est pas seulement un problème humanitaire, c'est aussi un problème politique. Le régime de Khartoum est arrivé au pouvoir par un coup d'Etat [en 1989], c'est un régime illégitime qui n'a d'ailleurs jamais tenu sa parole lorsqu'il a pris des décisions. Mais la communauté internationale devra organiser d'autres conférences, avec les belligérants par exemple, afin de trouver des solutions pour le Darfour. La solution diplomatique est la plus efficace pour un conflit comme celui-ci. Rappelez-vous que, en 2004 à Haïti, c'est une conférence internationale qui avait permis de débarrasser les Haïtiens du pouvoir en place.»

Pour
Sauver le Darfour, «après quinze résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, leur application doit être primordiale, à commencer par la résolution 1703, qui interdit le survol du Darfour. Cela entraînerait l'arrêt des bombardements contre les civils» .

# Posté le mardi 26 juin 2007 12:40

Des préssions sur la Chine s'imposent

LA CROIX, Mardi 10 juillet 2007,Michaël CHETRIT et Mahor CHICHE, Secrétaire national et Président de l'association Sauver le Darfour (1)

L
e 25 juillet 2004, de Castel Gandolfo, le Pape Jean-Paul II avait été un des
premiers chefs d'Etat à dénoncer la violence sévissant au Darfour, stigmatisant
d
ans son discours « la pauvreté, le désespoir et la mort » régnant dans cette
part
ie de l'Afrique. Il avait dépêché à l'époque, Mgr. Cordes, président du
Conseil Pontifical Cor Unum, dans l'Ouest du Soudan, pour visiter le camp de
réf
ugiés de Nyala et pour rencontrer les responsables locaux.

Depu
is, le Vatican a exhorté les nations et les organismes internationaux à
agir.

Dernière initiative en date, la France a pu réunir une conférence internationale
sur l
e Darfour. Pourtant, aucune avancée concrète n'est encore perceptible.

Et
pour cause, cinq jours à peine après l'annonce de la tenue de la conférence
par l
e Président français, le 7 juin dernier, la dictature soudanaise s'était
e
mpressée de feindre d'accepter ce qui constituait l'objectif même de cette
conf
érence, à savoir le déploiement d'une force hydride de l'ONU et de l'Union
africa
ine, neutralisant toute velléité de coercition à son encontre.

La tec
hnique est éprouvée. Depuis le début de la crise du Darfour, la junte
soud
anaise est passée maîtresse dans l'art d'éviter les sanctions, ce qui lui a
permis de continuer de procéder aux exactions en toute impunité, avec le soutien
il es
t vrai d'un allié de poids, la Chine.

E
n à peine dix ans, la Chine est devenue le premier partenaire économique du
Soudan. Elle absorbe désormais 71% des exportations soudanaises, très loin
d
evant le Japon (12%) et l'Arabie Saoudite (2.8%). Cela permet en retour au
S
oudan de lui acheter des armes, que l'on retrouve entre les mains des miliciens
à la s
olde de Khartoum au Darfour, les Janjawids.

L'
implantation économique de la Chine au Soudan est d'ailleurs pas fortuite.
Elle est la conséquence de l'abandon du Sud-Soudan par les pays occidentaux,
suite à
une guerre pour le pétrole qui fait près de deux millions de morts parmi
les populations chrétiennes et animistes.

On
a en effet assisté au départ de l'américain Chevron suite à la mort de
plus
ieurs de ses employés en 1984, du canadien Talisman Energy en 2002 pour
met
tre fin à une campagne internationale de boycottage, et du français Total,
propriétaire d'une concession de 40 ans conclue en 1980 et qu'il n'a jamais pu
explo
iter.

s lors, il faut se rendre à l'évidence, nos pays démocratiques n'ont quasiment
plus
aucun moyen de pression économique direct sur le Soudan. D'ailleurs, toutes
les ONG
s'accordent pour considérer que ce n'est pas l'hypothétique déploiement
d'u
ne force hybride d'à peine 22 000 hommes dans un pays grand comme la France
qu
i permettra l'installation d'une paix durable au Soudan.

Il n
e reste donc plus qu'une voie : convaincre la Chine, qui est représentée au
gro
upe de contact élargi sur le Darfour, d'abandonner la dictature soudanaise.
La chute de la junte permettra l'organisation des premières élections libres au
So
udan depuis le coup d'Etat du Front islamique national en 1989.

Le Sou
dan est en effet l'un des pays du monde les plus proches de la faillite
selon le
classement 2007 des Instituts de notation Foreign policy et Fund for
P
eace.

Le
peuple soudanais est exdé par la corruption qui règne dans tout le pays et
so
uhaite la paix.

Nos pays mocratiques ont des arguments de poids pour convaincre la Chine. Les
Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne et la France représentent en effet à eux seuls
40% des
exportations chinoises totales.

La
Chine n'est pas encore le géant économique que l'on dit. En dépit d'un taux
de
croissance de 10% par an, elle atteint un niveau de PIB proche de celui de la
Fr
ance. Plus encore, les échanges de la Chine avec l'Union européenne sont très
fa
vorables à la Chine, qui a enregistré plus de 60 milliards d'euros d'excédent
en
2005.

S
i la Chine veut pouvoir bénéficier de relations commerciales internationales
ind
ispensables à son développement, elle doit comprendre qu'elle ne peut
c
ontinuer à soutenir un régime soudanais, responsable de la mort de 2 millions
et
demi de morts en vingt ans. Il faut espérer que dans le cadre des prochaines
unions du groupe de contact élargi sur le Darfour mis en place à l'initiative
d
e la France, nos pays démocratiques trouveront la volonté et les mots pour le
lui
faire comprendre.

# Posté le mardi 10 juillet 2007 13:23

analyse de la résolution sur le darfour

Chers amis,

Mal
gré l'été, la mobilisation pour le Darfour se poursuit. En effet au moment où les bombardements continuent au Darfour et où la communauté internationale vote une 16ème résolution l'action pédagogique et de terrain demeure le meilleur moyen d'interpeller les pouvoirs publics pour trouver une solution à la crise.

A
Paris, Sauver Le Darfour a obtenu la réalisation de sa revendication de Conférence internationale. Pour la première fois un front uni de la communauté internationale a pu être esquissé. Chine, France et Etats-Unis partageaient la même orientation.
Désor
mais, la France doit poursuivre son travail diplomatique et organiser une Conférence internationale réunissant les belligérants.

A
Genève, notre collectif a réussi à mener une action hautement symbolique : l'illumination en rouge sang du fameux jet d'eau.

D'ici peu, vous pourrez retrouver l'intégrali de ces évènements en images sur notre Site www.sauverledarfour.org,
vou
s pourrez également soutenir financièrement notre combat via le système sécurisé de la Société Générale sogenactif.

D'o
rs et déjà, vous pouvez avoir un aperçu des actions prévues dés la rente en France et en Europe dans notre rubrique agenda.

P
our finir, voici une interview publiée par le Nouvel Observateur faisant état de notre analyse sur la résolution votée hier.

B
ien amicalement,

Mahor
Chiche
Préside
nt de Sauver Le Darfour
06 16
01 73 40
contact
@sauverledarfour.org

"
Promesses et jeu de dupes"

NO
UVELOBS.COM | 01.08.2007 | 17:35

Etes
-vous satisfait de l'adoption par l'Onu de la résolution 1769 ?

- O
n ne peut que se féliciter de cette adoption, faite à l'unanimité, qui prévoit le déploiement d'environ 26.000 soldats de l'Onu et de l'Union Africaine. Mais le problème, c'est qu'il s'agit de la 16è résolution depuis le début du conflit. La dernière, qui date du 31 août 2006, prévoyait déjà l'envoi de 20.000 casques bleus.
On
est toujours dans ce jeu de charme entre l'Onu et le gouvernement soudanais. Des dizaines de missives ont été échangées entre Khartoum et les secrétaires de l'Onu Kofi Annan et Ban Ki-Moon. Mais sur place, la situation ne s'est pas améliorée, l'armée continue de bombarder des civils. Chaque fois, le Soudan affirme sa bonne volonté, prend acte des résolutions et s'engage à les respecter. Puis la pression médiatique retombe, d'autres sujets sont en tête de l'actualité internationale, et Khartoum revient sur sa décision.
C
es derniers mois, un cessez-le-feu a été respecté quelque temps. Mais depuis un mois, l'armée soudanaise a repris les bombardements. Ce qui a poussé George W. Bush, Nicolas Sarkozy et Tony Blair à mettre une forte pression et à engager le processus d'adoption d'une nouvelle résolution.
Dan
s cette dernière mouture, le recours au chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, qui prévoit en gros le recours à la force en cas de non-respect de la résolution, est prévu seulement en cas d'attaques de travailleurs humanitaires. Contrairement à la résolution de 2006, qui elle était contraignante, mais n'a pas été respectée pour autant. La recherche et la poursuite de criminels de guerre n'est même pas évoquée.
Il y a une semaine, l'Onu a utilisé le terme de "nettoyage ethnique" pour qualifier ce qui se passe au Darfour, ce qui devrait de fait entraîner une intervention internationale. Mais pour obtenir l'unanimité des membres permanents de l'Onu, les négociateurs ont choisi de proposer un texte adouci, dont l'entrée en vigueur est prévue dans six mois, au 1er janvier 2008. On reste dans le domaine des promesses et du jeu de dupes.
A titre
de comparaison, rappelons qu'on a déployé 15.000 soldats en 15 jours au Liban. Le conflit au Darfour a commencé il y a quatre ans.

Com
ment se fait-il que la Chine, qui s'opposait jusqu'à présent à l'adoption d'une résolution, ait finalement donné son accord ?

- L
a Chine bloque le déploiement d'une force parce qu'elle est le premier partenaire économique du régime soudanais. Deux tiers de la production pétrolière du Soudan sont vendus à la Chine, ce qui représente 8% des importations en pétrole des Chinois.
Pour
tant, la Chine n'a jamais mis son veto à l'adoption d'une résolution. Son objectif est de retarder au maximum le processus, en soutien à son allié soudanais.
Quand
104 parlementaires américains ont menacé, en mai dernier, de boycotter les Jeux Olympiques de Pékin, en cas de poursuite du génocide, la Chine a alors fait pression sur Khartoum.
Le go
uvernement chinois a très peur du renversement du gouvernement d'Omar Béchir. Cela pourrait lui faire perdre ses accords pétroliers avec le pays, et la présence de soldats pourrait créer des troubles dans les zones pétrolifères.

Q
ue faire alors pour aboutir à la véritable mise en place d'un processus de paix au Soudan ?

- D
eux mesures permettraient de lancer le processus. La première passe par l'application de sanctions contre le régime de Khartoum. On sait que ce qui fonctionne aujourd'hui, comme le prouve l'exemple de la Corée du Nord, ce sont les sanctions économiques. Isoler le Soudan, renforcer le pouvoir de la Cour pénale internationale pour lui permettre d'envoyer des observateurs sur place. Avant d'annoncer un hypothétique déploiement de Casques bleus, il serait pertinent d'appliquer les résolutions précédentes de l'ONU ainsi que les deux résolutions adoptées par le Parlement européen. Par exemple en interdisant le survol du pays, ce qui empêcherait l'aviation soudanaise de bombarder les civils. Ce serait plus efficace que d'envoyer sur place des soldats qui ne pourront s'occuper que de la sécurité des habitants qui se trouvent dans les camps. Rappelons que lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s'était engagé à prendre des sanctions unilatérales contre le Darfour. Une promesse qui n'a pas été tenue jusqu'alors.
La d
euxième mesure consiste à réunir les belligérants pour qu'ils trouvent un accord. Le principal chef des rebelles AL-Nur est actuellement à Paris. Si la France voulait organiser une telle conférence, elle le pourrait. De toute façon, la paix passe par une solution internationale. Au Darfour, la guerre est en quelque sorte déjà perdue. Entre 200.000 et 400.000 personnes sont mortes, 3 millions d'habitants ont été déplacés, 17 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début du conflit.

Prop
os recueillis par Solène Cordier
(le mercredi 1er août 2007)
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# Posté le jeudi 02 août 2007 09:36

un clip sur le darfour à regarder

franchement c'est une chnson trop kiffante, écoutez les paroles c'est trop bien

# Posté le mardi 11 décembre 2007 05:54