L'ancien chef de la guérilla du Sud du Soudan John Garang trouvait que l'attitude de la communauté internationale manquait de volonté et était parfois ambiguë.
Longtemps soupçonnée de complaisance envers le Soudan, la France est aujourd'hui en conflit larvé avec le gouvernement de Khartoum, en raison de l'aide militaire qu'elle apporte aux gouvernements du Tchad et de la Centrafrique. Tony Blair a déclaré être contre toute intervention militaire au Darfour. Les États-Unis ont décrété un embargo sur la vente d'armes au Soudan[2]. La Chine vend beaucoup d'armes au Soudan depuis quelques années et est intéressée par la production pétrolière soudanaise. Selon le député canadien Maurice Vellacott, « la plupart des armes utilisées pour tuer, violer, piller et le reste sont fabriquées au Soudan dans des usines chinoises ». Un rapport d'Amnesty International accuse Pékin d'avoir envoyé plus de deux cents camions militaires chinois au Soudan en août 2005[4].
L'Union africaine s'engage activement dans la résolution du conflit du Darfour. Elle bénéficie notamment de l'appui de l'Union européenne, des États-Unis et du Canada. À ce jour près de 7 000 soldats africains ont été déployés sur le terrain. C'est la première mission de maintien de la paix gérée par une institution africaine. Néanmoins malgré tous les efforts, la mission manque de ressources financières, qui si elles ne sont pas comblées, peuvent mettre à mal la réussite de ce véritable exploit africain.
Certaines ONG présentes au Darfour critiquent le manque d'intérêt de l'ONU et de l'Union européenne. Les diplomates internationaux se succèdent pour demander à Omar el-Béchir d'aider les réfugiés. Des collectifs de citoyens se sont créés dans plusieurs pays occidentaux pour alerter l'opinion sur l'urgence de cette situation, dont ils rappellent les analogies avec la démission internationale pendant le génocide au Rwanda.
Courant 2005, l'acteur américain George Clooney s'est mobilisé pour le Darfour. Sous son impulsion, un épisode spécial de la série Urgences a été diffusé le 4 mai 2006 par NBC pour sensibiliser l'opinion américaine au conflit. La diffusion de cet épisode de quarante minutes a quadruplé en un soir le temps d'antenne consacré en 2006 par les trois grands journaux du soir des chaines nationales américaines NBC, ABC et CBS.
La pression des ONG françaises, ont amenés plusieurs candidats aux présidentielles françaises de 2007 à évoquer ce problème. Deux collectifs en France se sont constitués spécifiquement sur le Darfour :
« Collectif Urgence Darfour » [5].
« Sauvez le Darfour » [6]
Longtemps soupçonnée de complaisance envers le Soudan, la France est aujourd'hui en conflit larvé avec le gouvernement de Khartoum, en raison de l'aide militaire qu'elle apporte aux gouvernements du Tchad et de la Centrafrique. Tony Blair a déclaré être contre toute intervention militaire au Darfour. Les États-Unis ont décrété un embargo sur la vente d'armes au Soudan[2]. La Chine vend beaucoup d'armes au Soudan depuis quelques années et est intéressée par la production pétrolière soudanaise. Selon le député canadien Maurice Vellacott, « la plupart des armes utilisées pour tuer, violer, piller et le reste sont fabriquées au Soudan dans des usines chinoises ». Un rapport d'Amnesty International accuse Pékin d'avoir envoyé plus de deux cents camions militaires chinois au Soudan en août 2005[4].
L'Union africaine s'engage activement dans la résolution du conflit du Darfour. Elle bénéficie notamment de l'appui de l'Union européenne, des États-Unis et du Canada. À ce jour près de 7 000 soldats africains ont été déployés sur le terrain. C'est la première mission de maintien de la paix gérée par une institution africaine. Néanmoins malgré tous les efforts, la mission manque de ressources financières, qui si elles ne sont pas comblées, peuvent mettre à mal la réussite de ce véritable exploit africain.
Certaines ONG présentes au Darfour critiquent le manque d'intérêt de l'ONU et de l'Union européenne. Les diplomates internationaux se succèdent pour demander à Omar el-Béchir d'aider les réfugiés. Des collectifs de citoyens se sont créés dans plusieurs pays occidentaux pour alerter l'opinion sur l'urgence de cette situation, dont ils rappellent les analogies avec la démission internationale pendant le génocide au Rwanda.
Courant 2005, l'acteur américain George Clooney s'est mobilisé pour le Darfour. Sous son impulsion, un épisode spécial de la série Urgences a été diffusé le 4 mai 2006 par NBC pour sensibiliser l'opinion américaine au conflit. La diffusion de cet épisode de quarante minutes a quadruplé en un soir le temps d'antenne consacré en 2006 par les trois grands journaux du soir des chaines nationales américaines NBC, ABC et CBS.
La pression des ONG françaises, ont amenés plusieurs candidats aux présidentielles françaises de 2007 à évoquer ce problème. Deux collectifs en France se sont constitués spécifiquement sur le Darfour :
« Collectif Urgence Darfour » [5].
« Sauvez le Darfour » [6]
